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dimanche 18 octobre 2026

Haute Cour internationale de Justice : Procès de l’Europe pour crimes contre l’Humanité

L’instruction du procès de l’Europe pour crimes contre l’Humanité est terminée. Le procès peut maintenant commencer. Nous sommes évidemment dans le camp de l’accusation. Notre réquisitoire commencera ainsi :
L’Europe, nous le rappelons, est cette ancienne entité géographique arbitraire, mieux connue aujourd’hui sous le nom de Péninsule Asiatique Extrême-Occidentale ou encore PAEO. Les crimes de l’Europe — plus exactement de la portion rassemblée autrefois sous le nom d’Union Européenne, dont nous vous épargnerons la liste (mais vous pourrez la trouver en annexe de ce dossier ainsi que la plupart des pièces écrites) à laquelle il faut ajouter le Royaume-Uni (nous exceptons la Serbie, la Bosnie, l’Albanie, La Moldavie, indiscutablement situées en “Europe”, puisqu’elles n’ont à aucun moment de leur histoire été des nations souveraines et ne peuvent donc être tenues pour responsables des événements en cause bien que leur complicité ne fasse aucun doute) — sont trop nombreux au cours de son histoire pour être tous rappelés dans le cadre de ce procès. Nous citerons tout de même pour l’édification de ces messieurs-dames de la Cour et du jury et pour montrer que les accusés sont des récidivistes, ce qui est évidemment à ajouter aux circonstance aggravante, les traites négrières, les régimes particulièrement odieux des colonies, le génocide des Amérindiens, puisque nous considérons que les divers États d’Amérique ayant participé à ce génocide sont tous le fait d’immigrants européens, au moins pour la classe dirigeante, celle qui justement nous concerne dans le cadre de ce procès. Nous rappelons bien sûr les crimes nazis, le génocide des juifs, des Tziganes et des Slaves. Nous ne reviendrons pas sur ces faits d’Histoire peu contestables, en considérant peut-être injustement pour les descendants des victimes qu’il y a prescription, soit parce qu’il y a déjà eu procès (quoiqu’entièrement limité au génocide juif et à quelques accusés qui ne pouvaient représenter la totalité des responsabilités) ou bien en raison de l’ancienneté des faits. Notre accusation se limitera à porter à l’attention de la Cour l’ensemble des actes des quatre cent quarante accusés ici réunis qui ont présidés aux crimes de masse perpétrés dans le cadre du « projet Ukraine » ou qui les ont favorisés. Nous limitons aussi le rayon de notre accusation à l’Europe, pour le moment, étant parfaitement conscient que d’autres nations pourraient être sur le même banc des accusés avec autant de raison, ce que nous regrettons bien évidemment, mais nous ne faisons pas ici un procès in absentia.
Le « projet Ukraine » ainsi appelé par ses maîtres d’œuvre, individus tous situés dans un pays que nous ne nommerons pas, mais que nous nous réservons le droit de faire comparaître à cette même barre dans un futur que nous espérons proche, est né au début de ce millénaire. Son objectif déclaré, qui figure dans nombre de pièces incontestables que vous trouverez dans le dossier, était de transformer un jeune état fragile, très divisé dans ses composantes ethniques, linguistiques et culturelles, en misant sur la forte attirance d’une partie de sa population vers « l’Occident » et ses bénéfices supposés, en arme contre l’adversaire désigné de longue date, la Russie. Nous avons d’ailleurs appelé ce type de conflit « guerre par proxy » puisque les vrais ordonnateurs ne participent pas directement aux actions militaires, du moins théoriquement. Longtemps, il a été cru que cette animosité — remarquez que nous employons ici un euphémisme — venait de ce que la Russie était d’un point de vue purement géographique, l’élément majeur et central de la défunte URSS, qui, comme vous le savez, a nourri des vues politiques très différentes et pour ainsi dire opposées à celles de « l’Occident ». Nous savons maintenant qu’il s’agissait d’une vision erronée. La cause de cette “animosité” ne se trouvait pas dans des divergences d’opinion. La cause était plus profonde, plus ancienne, plus viscérale. La Russie était jugée l’obstacle majeur au contrôle intégral de la planète, ne serait-ce que parce qu’elle occupait la plus grande portion du plus grand continent, l’Asie. Elle était un obstacle au rêve ancien de ce qu’on appelle la civilisation occidentale à devenir l’hégémon, le maître incontesté, celui qui fait les règles et les impose aux autres, à tous les autres sans exception. Cet état d’esprit qui nous étonne autant qu’il nous répugne aujourd’hui était pourtant si partagé et si profondément enraciné dans la psyché des habitants d’Europe (et du pays que nous ne nommerons pas) que ceux-ci le trouvaient non seulement naturel mais encore souhaitable. En effet, les citoyens occidentaux ou qui s’identifiaient comme tels bien que n’appartenant manifestement pas à des nations « occidentales », se pensaient plus justes, plus libres, plus honnêtes, plus intelligents, plus vertueux que toute autre population, toute autre civilisation à n’importe quelle époque. Avec le recul, il semble grotesque que des sociétés qui avaient commis autant de crimes de masse, plus en vérité que toutes les autres nations du monde réunies, aient pu croire un seul instant être porteurs de toutes ces qualités, et ceci, à un point jamais atteint auparavant, mais tel était bien le cas. Nous pensons maintenant pour expliquer ce paradoxe que l’ampleur même de leurs crimes, leur démesure, les empêchaient de les regarder en face, collectivement parlant, d’en prendre, eh bien justement la mesure, et ceci, estimons-nous, très délibérément. De toute façon, cet aveuglement ne peut leur servir de circonstance atténuante, encore moins de justificatif. Individuellement, les Européens étaient très capables de reconnaître leurs torts et même de faire leur propre procès mais cela n’a jamais été le cas de leurs entités dirigeantes, et pour cause ! Aussi n’ont-ils jamais été jugés pour leurs crimes, avant ce jour.
Le projet Ukraine est le plus grand crime de masse commis par l’Europe ainsi que nous l’avons définie plus tôt. Au-delà des simples chiffres, la méthode nous semble particulièrement lâche, particulièrement odieuse, particulièrement abjecte. Il est difficile d’avoir des mots trop forts pour qualifier ces actes. L’Europe a considéré un pays entier et sa population comme de la simple matière première, l’habitant ne valant pas plus que le fer ou le blé qu’il produisait. Notez qu’il ne peut s’agir de racisme même si un préjugé général contre les Slaves existait bel et bien. Non, il s’agit plus perversement encore de l’idée que l’humanité ne valait ici qu’en tant qu’outil, un outil très utile certes mais un outil de destruction, et donc voué à être sacrifié, de gré ou de force (le plus souvent, dans la pratique, de force). La population indigène du Banderistan (qui bien sûr a pratiquement disparu en dehors de quelques vieilles femmes, de quelques infirmes vraiment trop infirmes et quelques bambins jugés trop jeunes, de peu, à l’époque) a donc été réduite progressivement à un simple rôle de matière première qu’on extrayait des campagnes ou des villes pour alimenter sans cesse la machine de guerre, à un peuple divisé entre garde-chiourmes et esclaves, ces derniers beaucoup plus nombreux que les premiers, il va de soi. La première chose que les patrons occidentaux du Banderistan ont décidé a été de mettre au pouvoir la classe la plus abjecte de ce pays, à savoir les adeptes de Bandera et ses comparses, ces ardents disciples du moustachu autrichien que nous ne nommerons pas pour ne pas polluer l’atmosphère de cette noble institution, qui ont montré toutes leurs compétences d’assassins de masse en Pologne et dans la partie de l’URSS qu’on appelle parfois encore l’Ukraine. Avec leur expérience du nazisme originel, ils savaient que ce type de recrues étaient les meilleures qu’ils pouvaient trouver pour transformer le pays selon leurs désirs : on n’a jamais trouvé mieux qu’une horde fanatisée, aux penchants déclarés pour la violence et lourdement armée, chantant les hymnes du troisième Reich, pour attaquer la Russie. Est-ce que les patrons occidentaux espéraient que cette armée gagne contre les Russes ? Même pas. Ils n’avaient presque aucun doute qu’ils seraient broyés au final dans l’opération. Peu importe, l’important était d’infliger de telles pertes humaines, matérielles et économiques à l’ennemi juré qu’il serait ensuite facile à subjuguer par les méthodes habituelles, nominalement « liberté et démocratie »… plus quelques milliers de bombes.
Le plan a échoué. Le projet Ukraine s’est terminé comme s’est terminé le troisième Reich, dans un paysage lugubre d’apocalypse. Nous ne croyons évidemment pas que la disparition de tant de criminels dédouane les commanditaires, le moins du monde. Nous croyons au contraire qu’il est d’utilité publique, qu’il est de notre devoir que les véritables décideurs et pas seulement les sous-fifres bandéristes, soient jugés et condamnés pour leurs actions. Nous rappelons à la Cour que la population d’Ukraine lors de son indépendance (très brève avant de tomber sous le joug de patrons occidentaux) après l’auto-dissolution de l’URSS était de 52 millions d’habitants (pièce n°1597 de l’annexe). En 2014, lors de la prise de contrôle du pays par la puissance occidentale que nous ne nommons pas, à l’aide de son mode opératoire préféré, le coup d’État, la population était encore d’une grosse quarantaine de millions. Au début de l’an 2026, après quatre ans de guerre, elle était tombée à 28 millions pour la partie restante sous le contrôle du régime bandériste, et bien sûr de ses patrons occidentaux. Aujourd’hui, on parle sans grande exagération de la disparition des indigènes du Banderistan (pays qui d’ailleurs a disparu lui aussi). Si ces massacres et ces taux de mortalité incroyables dus à la guerre bien sûr mais aussi aux exécutions en dehors de toute espèce de légalité, à la famine, au froid, à l’absence de traitements médicaux, avaient pour racine une motivation raciale, nous parlerions alors du plus parfait génocide réalisé à ce jour sur cette planète. Mais nous n’emploierons pas ce terme, par soucis de précision légale. Nous nous contenterons de qualifier ces événements du plus grand crime contre l’Humanité commis par l’Europe dans ce millénaire. Et tout cela pour quoi ? Pour rien.
Passons maintenant à la partie la plus répugnante du dossier et nous nous excusons par avance pour ce que notre audience va devoir supporter. Il faut en effet décrire dans le détail le système mis en place par les différents agents de l’Occident, avec le concours très zélé du pseudo-gouvernement bandériste, pour réaliser la nature absolument perverse des 440 accusés ici présents. D’une manière générale, l’administration bandériste a servi dans l’opération de simple courroie de transmission. Sa nature xénophobe, violente, fanatique et profondément corrompue était parfaite pour le « job », comme disent les agents de ce pays que nous ne nommons pas. Une fois encore l’exemple du troisième Reich nous vient à la bouche et de son leader moustachu que nous ne nommons pas. La première chose à faire pour utiliser au mieux la matière humaine présente encore dans le pays (beaucoup heureusement avaient fui, malheureusement pour moitié dans les divers pays de l’UE, ce qui s’avéra par la suite une décision des plus funestes) fut, comme on le devine, de fermer le pays, non pas pour que les étrangers n’y rentrent pas, comme c’est le but habituel des frontières, mais pour que les autochtones ne s’en échappent pas. Diverses lois furent ainsi prises pour interdire le passage d’abord des ukrainiens mâles d’âge mobilisables, puis de tous les mâles sans limite d’âge puisque les bébés étaient perçus comme de futurs combattants dans cette guerre « éternelle », puis des femmes d’âge mobilisables, y compris enceintes, puis de toute la population sans exception. En fait, il y avait bien des exceptions, que l’on pourrait appeler des “indulgences”. Ces indulgences très coûteuses, de plus en plus à mesure que durait la guerre, étaient donc de facto réservées aux plus riches familles qui pouvaient ainsi payer pour dispenser leurs rejetons ou bien eux-mêmes d’aller se sacrifier pour « les valeurs européennes ». Ces valeurs, comme la liberté et la démocratie, leur étaient d’ailleurs parfaitement étrangères puisqu’il n’y avait plus qu’un parti dans le pays, celui des Bandéristes, que tous les opposants politiques étaient en prison, ou envoyés au front pour y mourir ou partis en exil et que, de liberté, il n’y en avait bien entendu pas l’ombre. Afin de parfaire l’efficacité de cet immense camp de concentration, puis d’extermination, des clôtures furent érigées sur toutes les frontières sensibles, en particulier vers la Roumanie avec des vigies, des gardes mobiles, des chiens, des canots à moteur pour patrouiller les rivières limitrophes et une armée de drones de surveillance d’abord puis d’exécution sans procès ensuite. Les fuyards repris étaient soit abattus sur le champ ou plus souvent envoyés après avoir subi les plus grandes violences vers le front, à un endroit où l’on savait qu’ils ne survivraient pas plus de vingt-quatre heures, sauf miracles (et les miracles sont rares, surtout à cette époque). La frontière Nord était jugée plus sûre, des marécages mortels servant de dissuasion. Au Sud était la mer, difficile à passer, puisqu’il est très facile de repérer un évadé sur son esquif ou sa planche à voile alors que le ciel grouille de drones. Quant à la frontière Est, c’était la plus sûre de toutes puisque c’était le front , une frontière mouvante, qui progressait lentement vers l’ouest, comme la paroi d’une cage à pointes qui se rétrécit.
Pour que le système de stockage et d’envoi continu de la chair à canon vers le front soit aussi fluide qu’un tapis roulant d’abattoir, il fallait disposer naturellement d’une importante main d’œuvre locale pour l’encadrer. Les volontaires ne manquaient pas, d’autant qu’il y avait de moins en moins de jobs, qui plus est aussi bien payés (par le contribuable européen). Ces garde-chiourmes ou ces recruteurs de choc étaient généralement trouvés parmi les Ukrainiens de tendance bandériste mais pas seulement. On se rappellera à ce sujet que bien des matons dans les camps de la mort nazis étaient des juifs. Naturellement, ces volontaires pour garder ou chasser leurs semblables, comme on chasse du bétail dans un vaste ranch, furent souvent à leur tour, surtout à la fin de la guerre, envoyés  vers leur destination finale : le front. Tel est le salaire du lâche et du traitre, du boucher sanguinaire situé vers le bas de la chaîne alimentaire. La police servait de soutien à ces groupes de recruteurs sauvages, servant comme toujours dans ces cas-là d’alibi légal et de protecteurs des bandits. Les tétséka comme on les appelait localement, ainsi que les policiers, étaient d’ailleurs objet de haine et de mépris, à tel point qu’il a été difficile d’en trouver encore quelque uns de vivants après les grandes purges d’après-guerre pour témoigner dans ce procès (pièces n°149 à 163). La vie ou plutôt la survie dans le Banderistan était une incertitude constante pour un chômeur, un ouvrier ou employé ordinaire, un pauvre quoi : vous pouviez être arrêté à n’importe quel moment, y compris la nuit, à n’importe quel lieu, y compris chez vous, après que la porte ait été forcée, par n’importe qui, souvent en habit civil et masqué, y compris par votre voisin ou votre ancien ami qui venait sans que vous le sachiez de s’engager chez les Tétséka, puis vous étiez roué de coups pour quelque raison ou même sans raison, humilié, obligé d’entonner l’hymne à la gloire du grand Bandera avant de vous retrouver dans un bus de haute sécurité, les poignets menottés, direction le front. Quant aux femmes, surtout jeunes, leur sort était encore pire puisqu’elles servaient de repos du guerrier aux cadres de l’armée, avant d’être envoyées elles aussi au front pour s’assurer de leur silence éternel. Grâce aux Russes, nettement plus compréhensifs et magnanimes dans l’ensemble envers ce type de soldats involontaires qu’envers le militant bandériste ou le mercenaire étranger, nous avons heureusement quantité de témoignages d’anciens prisonniers de guerre à notre disposition pour documenter ces faits (pièces n°312 à 476).
Il faut comprendre le Banderistan comme un État occupé par des forces étrangères, même si ces forces ne se trouvaient pas sur place, exceptés quelques représentants qu’on pouvait croiser dans les hôtels chics ou à la sortie de bunkers VIP. Les grands patrons se trouvaient à l’étranger, tranquillement assis dans leur fauteuil à fumer des havanes ou à siroter du whisky hors d’âge, oui ceux-là même qui occupent la tribune des accusés, avec leurs allures de midinettes et de comptables. De là, ils donnaient les ordres, exigeaient que davantage d’ukrainiens aillent dans les tranchées pour « la paix, la démocratie et la liberté », qu’on abaisse l’âge de la mobilisation à vingt-quatre, vingt, dix-huit et puis pourquoi pas seize ans puisque ma foi un ado peut très bien démonter et remonter une arme (c’est très amusant à cet âge), qu’on n’oublie surtout pas les femmes, (après tout c’est la parité qu’on défend là), et éventuellement les retraités qui au lieu de se promener sans but peuvent toujours porter un fusil (s’ils ne peuvent plus courir, c’est encore mieux, ils ne déserteront pas). De temps en temps, ces grands patrons venaient en grandes pompes sur place vérifier la bonne utilisation de leurs deniers (simple façon de dire puisqu’il s’agissait en réalité toujours des deniers publics) et surtout que les flux financiers n’allaient pas dans un seul sens. Car naturellement, les schémas du circuit des armes devaient toujours revenir pour partie sous forme sonnante et trébuchante dans leurs poches, tout à fait privées, elles. Rien de neuf sous le soleil, cela s’est fait à toutes les époques, vous nous ferez remarquer. En effet, c’est juste que l’odeur nauséabonde est encore un peu plus forte dans le cas que nous jugeons et voici pourquoi.
Combien de morts, combiens de blessés, combien d’infirmes, combien d’orphelins sans ressource, combien de ménages détruits, combien d’anciens combattants abandonnés, jetés à la rue faute de pouvoir travailler ont résulté de cette guerre parfaitement évitable ? Un million ? Deux millions ? Non il faut multiplier ce nombre par quatre, par dix, par trente. Eh bien, on ne le croirait pas à les regarder ici, si proprets, si ordinaires, si polis mais à aucun moment ils n’y pensaient. À aucun moment. Combien de fois ils auraient pu arrêter les massacres, avant même qu’ils n’aient débuté pour de bon ? Il aurait suffi pour cela qu’ils respectent les accords qu’ils avaient eux-mêmes signés de Minsk I puis Minsk II mais au lieu de quoi ils se sont vantés, oui vous entendez bien messieurs-dames, ils se sont vantés de n’avoir jamais eu l’intention de les respecter et de se servir du temps gagné pour construire une puissante armée contre la Russie. Ces responsables sont tous ici, devant vous, avec leurs yeux de hiboux effarés. Combien de fois ils auraient pu arrêter les massacres voyant qu’aucun de leurs buts n’étaient atteint, vous savez, l’affaiblissement militaire et économique de la Russie, ou encore l’avènement de « la liberté et la démocratie » chez ces arriérés de Slaves ? Combien de fois ? pas une, pas deux, pas trois mais dix fois, vingt fois et toujours leur même réponse : non à la paix, oui à la guerre, encore plus de guerre, « jusqu’au dernier Ukrainien » tel était devenu de facto leur leitmotiv préféré. Et si vous aviez l’audace de protester, au sein même de ces temples de « Démocratie et de Liberté » ces messieurs dames si polis, si bien élevés, si élégants avec leurs costumes Pierre Cardin ou Coco Chanel , ils vous traitaient aussitôt de lâches, de traîtres, de vendus à Poutine ! Ah, ils n’avaient pas de mot assez dur pour ces individus qui refusaient d’aller mourir pour « la liberté, la démocratie » et autres valeurs supérieures. Et ce n’est pas tout, tandis qu’ils assuraient la main sur le cœur et le sourire aux lèvres (ah, ils sourient moins aujourd’hui !) de la bonne utilisation de l’argent et de l’armement envoyés, c’était leur propre peuple qui s’appauvrissait et maigrissait à vue d’œil, qui se retrouvait sans défense. Pas seulement le peuple ukrainien donc, et ces autres slaves « demeurés » mais tous les peuples d’Europe dans leur ensemble, sauf bien sûr et précisément, les Russes. Tout devenait plus cher, beaucoup plus cher. Eh bien croyez-vous que ces faits indiscutables, tellement documentés que l’annexe qui concerne seulement cette partie de l’affaire dépasse les mille pages, croyez-vous que cela les a dissuadés de continuer dans la même direction ? Après tout, s’ils étaient indifférents aux souffrances des Slaves, des esclaves nés, on aurait pu croire qu’ils se souciaient davantage de leurs peuples… Quelle erreur ! Regardez avec quelle morgue, quelle peur, quelle haine, ils nous regardent, nous, représentants de la justice populaire. « Le peuple c’est bon pour aller au cirque, c’est bon pour les tranchées, c’est très bon comme cher à canon, mais comme électeur ça ne vaut rien, ça ne comprend rien, ça ne peut évidemment pas comprendre la hauteur de vues qui sont les nôtres ! » : voilà ce qu’ils pensaient et qu’ils pensent toujours en ce moment. Vous voyez, à une époque, on critiquait les dirigeants soviétiques pour affirmer qu’ils savaient mieux que vous quel était votre bonheur. Mais ceux-là sont pires, ils ne se soucient absolument pas de votre bonheur, de votre santé encore moins. Au contraire, combien de fois, ils vous ont demandé la main sur le cœur de faire plus de sacrifices, encore plus de sacrifices, de renoncer à ceci, à cela, puis à tous vos droits « acquis » c’est-à-dire que vous croyiez acquis, pauvres naïfs ! Et eux, pendant ce temps, ont-ils renoncé à quelque chose, ont-ils fait des sacrifices ? Nous laissons le jury répondre tout seul à ces questions.
La vérité, la triste vérité mais l’incontournable vérité est qu’ils se sont enrichis. Pas seulement les accusés mais aussi les patrons de ce pays que nous ne nommons pas, mais aussi l’encadrement de ce gigantesque camp d’extermination qui a porté le nom d’Ukraine. Les peuples d’Europe se sont terriblement appauvris dans leur immense majorité, au point de faire partie, disons-le clairement, de ces nouveaux pays en voie de sous-développement, Les NVPSD, ou encore les FAIBLE comme France, Allemagne, Italie, Belgique, Luxembourg, Espagne ; le peuple d’Ukraine ainsi qu’une bonne part des Polonais, des Estoniens, des Lithuaniens, des Lettons, des Moldaves, des Tchèques, des Macédoniens, Slaves ou pas (mais nous n’invoquons pas la motivation raciale, souvenez-vous-en messieurs-dames) ont quant à eux tout bonnement disparu. Si l’origine nationale était une espèce, on les classerait dans les espèces disparues ou en voie de disparition. Et nous ne parlons même pas des centaines de milliers de Colombiens, de Brésiliens, d’Équatoriens, de Mexicains qui ont été achetés par l’Europe et cet autre pays que nous ne nommons pas pour alimenter la meule à broyer la matière humaine quand il n’est plus rester assez d’Ukrainiens, de Polonais, de Tchèques et autres Slaves à jeter en pâture au dieu Moloch, Moloch le seul dieu qui reste pour ceux qui ne croient plus en rien, qui ont perdu tout sens moral, et que certains affublent d’un autre nom que nous ne prononcerons pas dans cette noble enceinte. Dans tous les pays cités, les pauvres ont pratiquement disparu, pas parce qu’ils se sont enrichis ave le salaire de la honte, mais juste parce qu’ils sont morts, enterrés, si du moins on peut parler d’enterrement quand vous avez été répandu en mille morceaux dans un rayon de cent mètres à la ronde. Nous pourrions vous montrer des images, il en existe une quantité invraisemblable et nous pouvons vous assurer qu’il n’y a eu aucun trucage, aucune IA impliquée dedans. Si les pauvres étaient une race et non une classe, nous parlerions en ce moment de génocide. Puis, les classes moyennes ont disparu à leur tour parce qu’elles occupent dorénavant la place laissée vacante par les anciens pauvres, ici-même en Europe, l’Europe des Lumières, de la richesse, des hautes valeurs civilisationnelles. Certains, moins d’1 % de la population, se sont enrichis dans le même temps, ont multiplié leur fortune par deux, par quatre par dix par cent, par mille pour quelques-uns et nous en avons un bel échantillon rassemblé ici, après beaucoup de difficultés vu qu’ils s’étaient échappés aux quatre coins du monde. En Ukraine, il n’y a jamais eu autant de multi millionnaires et de milliardaires qu’au milieu de la guerre, pas en grivnas, cette monnaie de singe, mais en Euros, en Dollars étasuniens. Et comment ont-ils collecté de pareilles sommes ? En détournant une partie des armes, en gonflant artificiellement leur prix de sorte qu’ils pouvaient empocher une partie de la différence et renvoyer l’autre à leurs généreux patrons. Mais pas seulement. Le recrutement de la matière humaine était un énorme business : on pouvait recevoir l’argent de dispense de service au front ou même de tout service, ce qu’il faut appeler plus correctement l’argent des rançons, on pouvait gagner beaucoup d’argent comme les anciens chasseurs de prime du pays que nous ne nommons pas pour attraper n’importe quel sous-citoyen, n’importe quel esclave puisque la carte d’identité ukrainienne était devenue une simple marque d’esclave ; on pouvait en gagner encore plus si on était un chef d’unité de commandement dans l’armée bandériste et que la chair fraîche, l’esclave promu soldat disparaissait pour une raison ou une autre ; alors il suffisait pour cet heureux récipiendaire de la solde du dit soldat de ne pas déclarer la disparition du dit soldat et de continuer aussi longtemps que possible de toucher cette somme. Ce schéma de corruption était connu de tous les partis impliqués et cela convenait à tout le monde : il faut bien récompenser les cadres de l’armée et cela évite aux cadres politiques d’avoir à payer primes et pensions à la veuve et aux orphelins. De plus cela diminuait considérablement les statistiques intérieures des pertes au combat, même si personne n’état dupe en haut-lieu (l’essentiel est que le peuple abruti soit maintenu dans son abrutissement, n’est-ce pas ?). Ah quel bon temps pour ces messieurs-dames ici présents dans la tribune des accusés ! Les flots de sang ne sont rien pour ceux qui en tirent des flots d’argent ! Leurs larmes de crocodile, versées après coup, n’impressionnent personne ici.
Rappelons-nous ces sacro-saintes valeurs qu’ils ont sans cesse à la bouche : liberté, démocratie, égalité, fraternité. Ont-ils fait faire un seul progrès dans ce sens ? Bien sûr que non. C’est tout l’inverse. La démocratie n’est jamais apparue dans le pays qu’on appelait l’Ukraine. Bien au contraire, elle a été étouffée dans l’œuf et une dictature du type le plus totalitaire s’est progressivement mis en place, réduisant la majorité des citoyens au rôle d’esclave sans droit mais avec un devoir obligatoire, celui d’aller se faire tuer. La démocratie a progressivement disparu des autres pays d’Europe, devant la réticence des citoyens de plus en plus manifeste à mourir pour « la liberté et la démocratie ». Quant à l’égalité, la fraternité, elles n’existaient que pour être sûr que tout le monde sans exception irait se sacrifier pour le bonheur des élus, dont nous avons ici un bel échantillon rassemblé. Regardez encore une fois leurs yeux de hibou, tandis qu’ils nous écoutent, leur mine de vampires qui voient luire à l’horizon les premières lueurs de l’aube.
Alors la défense de ces valeurs a-t-elle été jamais le but véritable de cette guerre, messieurs-dames, je vous le demande ? Est-ce que la défense de leurs pays a jamais été leur but alors que la Russie ne les a jamais attaqués et quand durant tous leurs mandats de Président, de Premier ministre, de Chancellier, de ministre, de Secrétaire Général, de commissaire, de haute-représentante, de Chef d’État-major, leurs propres pays n’ont cessé de s’appauvrir, de perdre leurs moyens de défense, de perdre leurs bénéfices sociaux ? Ou bien est-ce que cela n’a pas été toujours un masque, pour dissimuler le véritable objectif qui était leur enrichissement personnel ainsi que de leur famille ? ce sont les questions auxquelles nous vous demandons de répondre en votre âme et conscience.
Ces criminels que vous regardez aujourd’hui droit dans les yeux, je dois vous le dire messieurs-dames les jurés, n’ont pas de sang sur les mains, pas une goutte, même s’ils ont l’air de vampires traînés au soleil. D’autres le versaient à leur place. Ces criminels dépravés n’ont jamais porté une arme ; d’autres le faisaient à leur place. Ces criminels dépravés n’ont jamais écrit ou signé un ordre de leur main conduisant directement à la mort, de dizaines, de centaines de milliers, de millions de personnes. Mais nous avons tous les témoignages dont nous avions besoin, et même beaucoup plus qu’il n’en fallait, que c’était bien d’eux que venaient les grandes directives et l’argent et l’armement et les munitions. Est-ce que ce n’est pas suffisant selon vous, messieurs-dames les jurés pour rendre un verdict de culpabilité de crimes de masse contre l’Humanité ? Non seulement, nous ne leur offrirons pas le bénéfice des circonstances atténuantes mais si vous les reconnaissez coupables et responsables des faits reprochés, nous demanderons à la Cour qu’ils partagent le châtiment des couards, des lâches, des traîtres, des plus basses racailles, des soudards violeurs d’adolescentes, des assassins d’enfant, des cannibales, des plus abominables criminels que notre Terre ait porté !

Merci de votre attention. 

jeudi 14 août 2025

L'attaque du bébé géant* suivi de la reddition du bébé géant

 



Suivant toujours notre désir d’éduquer le peuple et de lutter contre « l’Empire du Mensonge », nous donnons ici (donner veut dire céder gratuitement) l’entière explication des derniers faits et gestes du bébé géant Trump. Grâce à nos canaux d’information ordinaires et extraordinaires, nous savons en effet non seulement ce qui s’est passé, ce qui se passe mais aussi ce qui va se passer (jusqu’à un horizon des événements généralement estimé de 3 ans dans le futur).

Le danger que représentent les manigances du bébé géant — entre 3 et 17 m de haut selon les témoins — n’est plus à prouver. Ses piétinements, son arrogance juvénile, ses explosions de colère ou de joie malsaine, son incapacité à mesurer sa force ainsi que son ignorance totale du monde extérieur et de ses usages ont déjà provoqué, directement ou indirectement, la destruction de nombreuses villes et même de pays entiers. On signale des morts par millions sur son passage, et tout ceci en six mois seulement. Rien ne semble pouvoir l’arrêter, hormis sans doute une bombe atomique mais quel serait l’intérêt de remplacer un fléau par un autre encore plus grand ? Rien ne semble pouvoir l’arrêter excepté un certain M. Poutine.

Witkoff, le représentant officiel préféré du bébé géant, tel le hérault de Galactus, argenté lui aussi mais moins joli, est arrivé dernièrement dans son petit vaisseau à Moscou pour l’avertir de sa destruction imminente. Du mois, c’est ce que les attachés de presse du bébé géant (chacune de ses bottes en contient environ mille) ont raconté. Ces menteurs triés sur le volet ont aussi prétendu qu’un certain habitant de Moscou, professeur de judo dans la vie civile, M. Poutine, aurait aussitôt remis les clés de la ville au hérault et présenté ses offres de service à son maître Gal… Trump. De façon encore plus grotesque, ils ont assuré la main sur le cœur que c’est M. Poutine qui avait demandé un entretien avec le bébé géant. Enfin ils lui ont prêté divers projets plus fantaisistes les uns que les autres.

Nous devons donc ici rectifier quelque peu la « narrative » comme on dit outre-Atlantique.

Naturellement M. Poutine n’a rien demandé de tel. La seule raison pour laquelle Witkoff est venu à Moscou est justement de demander à M. Poutine de cesser de contrarier le bébé géant et de bien vouloir rencontrer son maître G… Trump. Pour ne pas contrarier davantage le bébé géant (et provoquer par là quelques millions de morts de plus) M. Poutine a donc finalement accepté.

Ici nous donnons verbatim l’essence de l’entretien de M. Poutine avec Witkoff (la seule partie substantielle), et nous en profitons pour annoncer que ce sera également la substance de la future réunion entre M. Poutine et le bébé géant qui aura lieu comme chacun sait maintenant chez les esquimos et les ours blancs.

« Écoutez, a dit (et dira) M. Poutine après les cérémonies et bla-bla d’usage, nous savons que vous ne souhaitez pas la paix en Ukraine mais un cessez le feu suivi d’un gel du conflit. Eh bien ça tombe bien car cela nous convient.

« Pour atteindre ce but commun donc, il existe deux scénarios. Dans le scénario A, qui est le plus rapide et le moins douloureux, vous cessez de fournir armes et argent au pouvoir bandériste de Zelensky, vous persuadez vos « amis » européens de faire de même, ce qui ne sera pas trop difficile après deux ou trois bons coups de pied au cul (ils adorent ça). L’armée bandériste se retire de Zaporojia, Hrerson et ce qui leur reste du Donbass. Cela peut se faire en quelques mois. Pour la suite, libre à nous de constituer une zone démilitarisée le long des nouvelles frontières de facto (que vous les reconnaissiez ou non n’a guère d’importance). Nous vous laissons l’initiative pour la suite. Si vous voulez déclarer Victoire, si vous voulez entonner des louanges à la gloire du bébé géant, pas de problème, cher ami, nous ne vous le contesterons pas. Et M. Trump aura son prix Nobel de la paix comme prévu à la fin de l’année.

« Scénario B. Vous ne voulez pas ou ne pouvez pas arrêter de fournir armes et argent pour quelque raison au sous-Reich de Kiev. Alors nous continuons. Nous allons prendre Zaporojia, Hrerson et ce qui reste du Donbass. Cela prendra bien sûr un peu plus de temps de cette façon mais nous ne sommes pas pressés, comme vous avez dû vous en apercevoir. D’autant que tout compte fait, nous continuerons jusqu’à Soumy, Hrarkoff et Dniepropetrovsk, histoire d’agrandir notre zone tampon. Cela vous coûtera d’ici là encore plus d’argent, de temps et rien ne dit que les électeurs du bébé géant trouveront cela à leur goût… Ah, et on me signale qu’il y a une élection par chez vous l’an prochain, comment dites-vous ?... les midterms… Notez bien, cher ami, que le résultat sera presque le même quel que soit le scénario. Bien sûr, vous pourrez toujours alors crier Victoire, créer avec notre concours une zone démilitarisée et envoyer la candidature du bébé géant pour le prix Nobel de la paix mais quelque chose me dit que vous aurez plus de mal à convaincre…

« Les deux scénarios A et B nous conviennent, faites votre choix. »

Voilà ce que M. Poutine a très exactement dit à Witkoff après le bla-bla-bla d’usage et qu’il répétera au bébé géant de vive voix.

Naturellement, ce que M. Poutine sait et ne dit pas (car dans le métier de M. Poutine, il est impossible de dire uniquement et toute la vérité : question de légitime défense nationale) c’est que la future zone démilitarisée ne sera qu’un autre nom pour sa « zone tampon », qui empiètera de facto un peu plus sur la colonie ukrainienne restante. Quant au fait, probable, que les Otasuniens voudront profiter du gel du conflit pour réarmer et réorganiser une armée ukrainienne, M. Poutine en sourit sous sa moustache (qu’il n’a pas) car il sait bien que dans deux, trois, cinq, dix ans, l’Otasunie aura cessé, de facto, d’exister et que le bébé géant sera redevenu minuscule. Ce que M. Poutine ne dit pas non plus, c’est que sur le papier réglant les conditions du cessez-le-feu et autres minutiae, papier que devront signer M. Zelensky (ou un autre gouverneur appointé du sous-Reich) et M. Trump, on aura juste omis de marquer en gros caractères rouges : ACTE DE REDDITION.

*The Attack of the Giant Baby : nouvelle de science-fiction de Kit Reed.

Autres articles de l'auteur traitant de l'Empire ou du bébé géant : ici ou là.



mercredi 6 novembre 2024

Un agent russe insoupçonnable prend sa retraite

 




    Aujourd'hui, 6 novembre 2024, un grand événement a eu lieu, passé inaperçu, et c'est bien normal, de la totalité de nos grands médias: Yosif, nom de code "Sleepy Joe", plus connu en Occident sous le nom de Joseph Robinette Biden, vient de recevoir son avis de retraite (qui commencera officiellement en janvier prochain). On le voit ici dans son nouvel appartement avec vue, donnant sur le parc aux couleurs automnales, qui sera sa dernière demeure. On sent parfaitement que l'homme a déjà pris ses marques, si heureux de se retrouver  chez les siens dans la grande banlieue moscovite après toutes ces décennies passées loin de la mère patrie. Que de nostalgie! Pour fêter l'événement, il a sorti le bocal de cornichons malossol et la bouteille de vodka russe populaire, pas comme ces imitations juste buvables qu'on nous vend en Occident au prix de l'or, et on remarque qu'il n'a pas oublié la pince à cornichons, qu'il sait manier, il est vrai, avec une dextérité hors du commun.
    Nos canaux d'information privés nous permettent en effet d'affirmer que celui qui a présidé les USA pendant ces quatre dernières années et vice-présidé de 2012 à 2016 n'était autre que le plus grand espion de l'ère moderne. On n'a jamais vu de couverture plus parfaite. Durant toutes ces années passées en terre hostile, il n'a eu de cesse de peaufiner son image de parfait russophobe. Cette tactique a certainement grandement contribué à son irrésistible ascension vers le pouvoir . C'est alors qu'il est arrivé au sommet ou presque -- en 2012, en tant que Vice-Président -- qu'il a pu donner sa pleine mesure et que d'agent dormant ("sleepy joe") il est devenu l'agent opérationel "Action Joe". L'opération "Ukraine en feu"* lui ayant été confiée par le grand Obama, qui avait d'autres chats à fouetter, c'est-à-dire d'autres Etats à démocratiser et libérer, comme la Lybie ou la Syrie, il a pu organisé avec le concours de quelques sous-fifres comme John Mac Cain ou Victoria Nuland le coup d'état de 2014 qui a démarré la chaîne d'événements fatidique devant signer au bout du compte la démission de l'Empire. La stratégie de Yosif aura en effet été toujours de feindre de s'attaquer à la Russie quand en réalité il lui offrait des opportunités économiques, politiques et finalement militaires. Tout en parlant de détruire la Russie, en annonçant sans cesse échec au roi Poutine, il facilitait l'isolement et l'aliénation de l'Empire par l'élimination de ses pièces les plus dispensables, du fou ukrainien évidemment, de la tour (industrielle) germanique, de la reine britannique (qui en fait est devenue un roi), sans parler des autres menus pions européens, trop insignifiants et nombreux pour être cités. Dans le même temps, loin de porter les coups fatals à la Russie qu'il prétendait lui assener, on s'aperçoit que celle-ci n'a cessé de se renforcer militairement, industriellement, économiquement, socialement, diplomatiquement pendant ses mandats: cela ne peut être une coïncidence. Alors même que cette année, un peu plus tôt, il nous annonçait encore (pour la dixième, douzième, dix-huitième fois) la fin imminente de la guerre en Ukraine grâce à la défaite totale de la Russie, de par son effondrement économique et social tout au moins, la Banque Mondiale d'abord puis le FMI, organismes peu susceptibles de russophilie, nous annonçaient que la Russie venait de passer devant l'Allemagne et le Japon en terme de PIB par parité de pouvoir d'achat. Eh bien, le fait que notre ami Yosif ait beaucoup œuvré pour finir de transformer ces (ex) puissances industrielles en vassaux de l'Empire taillables et corvéables n'y est probablement pas pour rien.
    Avoir maintenu sa couverture tout ce temps est bien sûr en soi seul un exploit digne des plus grandes légendes**. Avoir si rapidement sapé la position et le crédit (dans tous les sens) de l'Empire tout en renforçant ceux de la mère patrie sur l'échiquier mondial en est un autre. Enfin, nous tenons à souligner tout particulièrement son dernier coup de génie, qui aura été de feindre une sénilité précoce proche de la démence (on voit bien sur la photo que l'homme s'est débarrassé de sa prétendue infirmité aussitôt sa mission terminée et la terre natale retrouvée) afin de mettre sur le compte de sa faiblesse pardonnable une série de décisions de plus en plus étranges, contreproductives, confinant au pur et simple sabotage domestique (et c'était bien leur but). Le seul regret de Yosif, nous a-t-il confié lors de notre entrevue entre deux petits verres de son excellente vodka à moins de 350 roubles soit 4 dollars la bouteille trouvée au plus proche supermarché Achann de Prospekt Proletarsky**, aura été de ne pas avoir réussi à éliminer Trump, malgré toutes ses tentatives, dont une au moins aura bien failli réussir (voir cet article). 
    Ce sera un grand connaisseur, lui aussi espion fameux, Vladimir Vladimirovitch Poutine, qui lui remettra en personne la médaille de Héros de la Patrie, ce qui n'est que justice. Nous profitons de cet événement pour nous associer à sa famille et à ses amis pour souhaiter une longue retraite bien méritée au général nouvellement promu: Yosif Ivanovitch Popov.

    Sinon, rien d'important à signaler en ce sixième jour de novembre 2024.
    A bientôt... peut-être.


*Voir le film du même nom ("Ukraine on fire") d'Oliver Stone, pas encore censuré sur Youtube apparemment.

** En matière de légendes, je ne saurais trop conseiller le plus grand film d'espionnage qu'on ait jamais fait : "17 moments du printemps".

*** En français : le supermarché Auchan de l'avenue du Prolétaire (existe réellement, toujours maintenant, dans la banlieue de Moscou).


dimanche 22 septembre 2024

Le parti de l’Extrême-Cintre—Marx, un soixante-huitard très précoce—Les quatre cavaliers de l’Eurocalypse

    

    Comme on peut le deviner au titre hétéroclite, cet "article" est en fait un florilège de nos réflexions géniales, certes, mais pour une fois très modestes et sans grand lien entre elles. Ceci n’est donc pas un article, pour paraphraser Magritte.

    Le parti de l’Extrême-Cintre
    Le parti Centriste, en politique, peut se définir par le fait qu’il vise toujours le cadre (le but comme on dit chez les footballeurs). Ce sont des gens de bon sens puisqu’il est incontestable que si on veut marquer des buts, il faut viser à l’intérieur du cadre. Ou pour le dire autrement, on ne peut espérer marquer si on tire à côté ou trop haut. Néanmoins, l’excès de bons sens chez des gens qu’on pourrait appeler les Extrêmes-Centristes fait qu’ils visent toujours le centre du but, ni à gauche ni à droite ni en haut ni en bas, c’est-à-dire qu’ils visent là où se trouve généralement positionné le gardien. Notez qu’ils ne visent pas l’espace situé entre ses jambes, ce qui fait souvent mouche, mais bien à mi-hauteur, en pleine poitrine. Si on ajoute ce fait à l’absence totale de surprise qui les caractérise, il ne faut pas s’étonner que les Centristes marquent rarement de but. Toutefois, leur bon sens a raison sur un point : si le gardien se troue (chose rare à se niveau) ou s’il est parti momentanément à la buvette et que le but est vide, alors ils vont marquer.
    Macron, Von Der Layen et leurs semblables ainsi que que tous leurs prédécesseurs — et on peut remonter au moins jusqu’à Chirac et ses dream teams consécutives — sont réputés appartenir au camp du Centre. On se demande bien pourquoi. En effet leurs politiques se distinguent précisément par le fait qu’elles sont à peu près hermétiques à tout bon sens. Ce sont des gens qui non seulement visent en dehors du cadre, trop haut ou à côté, mais réussissent bien souvent à tirer dans leur propre but. Il faut admettre que leurs actions sont parfois, souvent en fait, absolument spectaculaires, des lobs parfaitement dosés sur leur propre gardien, des retournées depuis le milieu du terrain, des coups de billards si savants que même les calculs des supercalculateurs échouent à les reproduire, des trajectoires de boomerang qu’on croirait physiquement impossibles avant de les avoir vues. Comme tout spectateur de foot le sait, les buts les plus beaux, les plus incroyables, les plus prodigieux sont des buts contre son camp. Néanmoins, comme ces buts prodigieux sont comptés pour l’adversaire, cela leur enlève beaucoup d’intérêt, surtout si on est supporter de l’équipe qui marque régulièrement ces buts contre son camp. On pourrait même qualifier ces rois de l’inversion d’insensés et ce sans aucune exagération. C’est pourquoi nous proposons d’appeler dorénavant le parti unique de Macron, Von Der Layen, Scholz, Starmer et Cie le parti des Extrêmes-Cintrés.

    Marx, un soixante-huitard très précoce
    Le soixante-huitard type se caractérise par son état d’éternel étudiant, son absence de goût et de compétence pour le travail, je veux dire le vrai travail qui produit quelque chose de concret au bout du compte, et son absolue conviction qu’il peut et doit néanmoins apprendre la vie à ceux qui travaillent pour de vrai. C’est un donneur de leçon né. Enseigner la classe laborieuse, grâce à leur longue expérience de l’étude du travail, tel est le but général de ces grands allergiques au travail. Marx répond parfaitement à cette description qu’on résume souvent sous le terme évidemment laudateur de bourgeois bohème, bobo pour les intimes. Il avait seulement un gros siècle d’avance sur tout le monde. Marx n’a jamais franchi le seuil d’une usine, même en tant que visiteur, et encore moins — faut-il le préciser — en tant que travailleur. Il n’a jamais fréquenté ni de près ni de loin un spécimen d’humanité pouvant rentrer dans la case prolétaire ; sa seule connaissance avérée du sujet lui a été fournie par ses lectures de Proudhon. Cela ne l’a nullement empêché de passer l’essentiel de sa vie à prêcher pour la classe laborieuse, à enseigner quelle politique, quelle économie sont bonnes pour elle. Marx est l’archétype du philosophe du pont dunette qui parle de (et non pas à) l’homme du fond de la cale. Il est aussi une sorte de reflet inversé de Rousseau, qui tout aussi bizarrement, et plus masochistement, s’était mis dans la tête d’enseigner la vie à la grande bourgeoisie et à la noblesse, lui qui était pourtant indéniablement fils de travailleur et qui est resté prolétaire jusqu’au bout (car lorsque vous prenez le même prix à la page pour vos essais philosophiques que pour vos copies de partition musicales, le vrai métier de Rousseau, on peut dire que vous êtes un écrivain prolétaire). Le trait commun de ces deux philosophes politiciens est qu’ils enseignent tout particulièrement les sujets pour lesquels ils n’ont justement aucune pratique reconnue, le travail pour l’un, l’éducation des enfants pour l’autre, et en plus à des gens qu’ils connaissent très mal ou pas du tout. Notre conseil de prudence : ne prenez les bonnes paroles des gens concernant des sujets où ils n’ont pas de ‘skin in the game’ qu’avec les plus longues pincettes.
    Bien, voilà qui est dit, mais nous n’en avons pas encore tout à fait terminé avec Marx. Pour les raisons que nous venons d’énoncer trop lapidairement, Marx est un génial usurpateur en politique, en économie, et peut-être même en Histoire. Il n’est pas le seul qui a connu ce succès bien mérité. Toujours chez les Allemands, Nietzsche est lui le génial usurpateur de la philosophie mondiale. Et Freud, grand analyste littéraire nous dit-on, est le génial usurpateur dans le domaine de la médecine. Avec Darwin, autre usurpateur grandiose de la science, nous obtenons les quatre cavaliers de l’Eurocalypse actuelle. Cela leur a pris un peu de temps pour répandre leur vague en ondes concentriques de plus en plus en plus grandes dans les quatre dimensions et transformer la culture et la société européenne en champ de ruine mais ils sont maintenant sur le point d’accomplir leur glorieuse mission. Bravo à eux. Nous tenions à les féliciter, nous qui sommes pour une forte réduction des populations, surtout de celles qui travaillent, et donc des gaz sataniques afférents.

    PIB, l’indic aux tuyaux pourris.
    Dernièrement, nous écoutions une émission où un jeune agent de la Matrice, branché et cloué a vie sur son fauteuil probablement troué (du moins on espère pour lui) interviewait Alasdair Macleod. Macleod est Britannique, ce qui en général est un mauvais point, pire encore s’il est Ecossais, mais qui lorsqu’on cause de finances au niveau international (et non de vos économies sous votre matelas dont nous nous contrefoutons) est un gros avantage vu que personne ne peut mieux connaître les rouages de la finance mondialisée que ceux qui en sont à l’origine. C’est toujours la même histoire : si vous voulez un vrai bon flic, embauchez un ancien gangster ; si vous voulez un vrai bon ami des bêtes, embauchez un ancien braconnier ; si vous voulez un vrai connaisseur en capitalisme sans foi ni loi, embauchez un ancien banquier anglo-saxon. Macleod ne paie pas de mine, surtout comparé à son jeune interviewer qui semble sorti d’un salon de beauté : il est vieux, il n’a plus guère de cheveux, il a un gros nez rouge qui sent l’alcoolique non repenti et il est à peu près aussi beau que Mister Magoo. Mais c’est quelqu’un qui a appris à réfléchir il y a sans doute des décennies de cela et qui a gardé le bon réflexe. De plus, comme je le sous-entendais, c’est un ancien banquier, un ancien trader aussi, c’est dire qu’il réunit toutes les compétences du gangster financier international. Eh bien dans cette émission, il expliquait en termes simples comment et pourquoi le PIB est devenu une mesure pour le moins inadéquate, une simple fiction, mais une fiction très utile pour le monde occidental. Le PIB nominal est l’indicateur préféré de ces économistes agents de la Matrice que vous pouvez régulièrement apercevoir dans votre écran TV (le PIB par parité de pouvoir d’achat est un peu mieux mais on continue d’ajouter des vides avec des pleins comme si les vides étaient des pleins). Cela se comprend car il permet à ces doctes escrocs de vous assurer qu’un vide est un plein, qu’une soustraction est une addition, qu’un signe moins est un signe plus. En gros, Macleod estime qu’on peut égaler la taille du PIB d’un pays occidental à la quantité de dettes ou de crédits qu’il détient. Et comme ces crédits ne sont nullement alloués à des investissements productifs mais servent à augmenter encore plus de dépenses improductives et enfler toujours davantage les cours de la Bourse pour le (gigantesque) bénéfice de quelques-uns, son rapport avec la puissance économique réelle d’un pays est dangereusement proche de zéro. Par puissance économique réelle, il faut entendre tout ce qui sert à produire un bien matériel ou intellectuel utile à la société. Basiquement, il s’agit de l’agriculture (sans quoi il n’est même pas utile de discuter du reste), de l’extraction de matières premières (le fait de posséder des matières premières n’a aucun intérêt si elles ne sont pas extraites et tous les pays ne sont pas capables d’extraire leurs matières premières — suivez notre regard), de la production d’énergie, de la production industrielle et enfin de la capacité militaire. Certains à l’esprit plus fin que nous avanceraient même que le dernier indicateur suffit puisqu’il implique les quatre autres. De même, il n’est pas utile de rajouter dans ce calcul les poids des infrastructures, de l’Administration, de l’Éducation (en réalité, Instruction serait plus correct) ou de la Santé puisque ces domaines sont nécessairement impliqués par les cinq premiers (les guerres sont souvent à l’origine des plus grands progrès en médecine). L’idée que l’on peut atteindre un grand savoir-faire technologique sans médecine ou instruction de niveau comparable est une fantaisie scénaristique digne de ‘La Guerre des Mondes’, où des extraterrestres capables de voyager à travers la galaxie et possédant des armes surpuissantes ignorent qu’il existe des vilaines bêtes microscopiques porteuses de maladies, en particulier pour les organismes étrangers. D’une certaine manière, on peut dire que la guerre est l’étalon ultime pour mesurer les vraies forces d’une nation (ou d’une planète dans le cas du roman de Wells), de son économie, de ses liens sociaux, de ses politiques, de sa population, de sa culture. Il est évidemment dommage qu’il faille en arriver là pour remettre les pendules à l’heure mais il semble que ce soit le seul moyen efficace en ce bas monde.

    Le ‘peak oil’ que personne n’a vu venir.
    Nous disions ci-dessus que le premier pilier d’une économie était l’agriculture. En effet, il n’est pas utile, je pense, de démontrer cette affirmation que si vous avez le ventre vide, toutes les autres questions deviennent quelque peu futiles et pour tout dire inintéressantes. On nous prédit depuis au moins un demi-siècle le peak oil pour nos sociétés très gourmandes en énergie, de préférence bon marché, et il n’y a pas d’énergie en ce monde plus idéale que le pétrole. Son surnom d’or noir est absolument mérité. Nous aimons dire d’ailleurs que le pétrole est la huitième merveille de l’univers, juste un peu après l’eau. Eh bien ce peak oil sans cesse annoncé n’a pas eu lieu. En revanche un ‘peak oil’ qui n’a pas été annoncé et qui est bel et bien arrivé, dans l’indifférence quasi générale, tout du moins des médias de la Matrice, est celui de l’agriculture. Notre agriculture, à nous les ‘riches’, pas celle du Sud Global qui semble loin de l’avoir atteint. Peut-être avez-vous entendu parler des ‘petits’ problèmes qu’ont rencontrés les agriculteurs français cette année, ce qui les rend très tristes, nous voulons dire un peu plus que d’habitude. Peut-être, sûrement, vous a-t-on dit que c’était de la faute de la météo exécrable, ou plutôt en novlangue, la faute du dérèglement climatique. Et certes la météo pluvieuse de cette année (depuis la mi-octobre 2023 en fait) a été très préjudiciable pour les céréaliers en particulier mais ce n’est que le catalyseur d’un phénomène en cours beaucoup plus vaste et beaucoup plus durable. Tous les pays occidentaux, y compris les USA, sont en train de voir leur production totale ou leurs exportations en volume de dollars ou même les deux, diminuer régulièrement depuis quelques années. Et ce n’est que le début. Nous parions que tous les secteurs de l’agriculture vont être impactés dans les années qui viennent : céréales, oléagineuses, maraîchage, vergers, élevages, lait, viande, œufs. La météo ou le climat n’aura rien à voir avec le phénomène, si ce n’est d’atténuer ou d’accélérer la tendance selon les années (qui se suivent et ne se ressemblent pas). Et naturellement, les fermes vont fermer. Dans dix ans, nous, habitants de la France, pays d’agriculture s’il en est, devrons acheter massivement à l’étranger les produits de base pour nourrir la totalité de la population. Ou bien nous revendrons nos terres arables à des étrangers, ce qui revient peu ou prou au même. Cela s’est passé et cela continue à se passer en Ukraine aujourd’hui. Vous croyiez que c’est une spécificité de ces slaves demeurés ? alors repensez-y.

    Un grand pas pour la planète
    Comme notre sous-titre l’insinue, nous allons conclure ce pot-pourri de nos commentaires actuels et inactuels par un peu de prospective science-fictionnesque mais à peine. Nous devons avouer que nous avons été bien aidé par la dernière idée géniale de nos grands amis des services secrets israéliens pour réduire les populations à la taille congrue, à savoir diviser ces dites populations par dix, puisque, rappelons-le pour ceux qui n’auraient toujours pas appris par cœur notre manifeste, tel est le but premier de l’Homocidaire engagé et éco-responsable. L’idée de piéger des milliers de téléphone portable est évidemment géniale dans cette optique. Bien sûr il ne faut pas se contenter d’appliquer cette mesure contre les méchants Palestiniens ou les méchants Libanais ou les méchants Syriens, bref les méchants arabes ; il faut évidemment étendre cette mesure de Justice aux méchants Perses, aux méchants Chinois, aux méchants Russes, aux méchants Cubains, aux méchants Vénézuéliens, aux méchants Brésiliens, aux méchants Nigériens, aux méchants Maliens, aux méchants Turcs, aux méchants Indonésiens, aux méchants Guatémaltèques et pour faire bonne mesure aux Indiens (ceux d’Inde), même s’ils ne sont pas aussi méchants que les autres, de sorte que nous devons arriver à non loin de 90% de la population mondiale, ce qui est le but final. Pour mieux atteindre ce noble objectif (et plus rapidement) nous conseillons d’étendre ce dispositif à d’autres appareils munis de batteries comme les postes TV, les PC ou Mac (nous ne sommes pas sectaires), les tronçonneuses électriques, les machines à laver, les postes de radio, les brosses à dent électriques, les machines à calculer et bien sûr les voitures, bus et camions, électriques ou pas. Notons que les téléphones et les ordinateurs sont particulièrement intéressants parce qu'il est certainement possible de les programmer pour déclencher l'étincelle fatale lorsque des paroles non sanctifiées par la Matrice sont prononcées ou écrites par leur intermédiaire, ce qui permettrait en plus un tri souhaitable entre le bon grain et l'ivraie (toujours beaucoup plus nombreuse) Nous ne voyons qu’un petit défaut dans le procédé mais tout à fait véniel. En effet, il serait possible que des méchants pas encore morts aient l’idée très méchante de copier cette merveilleuse innovation (comme ils ne font que copier nos belles 
idées) et nous retournent le cadeau.
    La moralité de cette histoire est évidente, à savoir que nous avons bien raison de ne toujours pas posséder à ce jour de téléphone portable personnel.

Un autre pot pourri, sans ironie : ici.


vendredi 23 février 2024

Histoire du Grand Empire Américain II : pourquoi l’Empire a perdu contre la Russie

       C’est une des questions qui nous est le plus souvent posée. Pourquoi l’Empire, dans toute sa splendeur et sa grandeur a finalement perdu militairement et économiquement contre une puissance qualifiée de second ordre, à peine plus grande que les Pays-Bas, pays qu’on aurait du mal à trouver sur une carte ? Naturellement, et comme toujours, la réponse se trouve (presque) entièrement contenue dans la question ou du moins dans son énoncé. L’idée que la Russie était seconde ou dans une catégorie inférieure à l’Empire est fausse. Mais pourquoi cette idée fausse ? À cette question, nous répondrons par la maxime très ancienne de Sun Tze : « si tu veux vaincre ton ennemi, apprend d’abord à le connaître. Et puisque tu ne peux connaître ton ennemi sans te connaître toi-même, commence donc par te connaître toi-même». Bon, Sun Tze n’a peut-être pas dit cela exactement mais il aurait pu. Quoi qu’il en soit, l'Empire n’a rempli aucune de ces deux conditions nécessaires et préalables. Il a donc perdu. Il a perdu militairement, ce qui est la raison première du démantèlement de l’Empire qui a presque immédiatement suivi, mais il a perdu aussi bien économiquement, diplomatiquement et pour finir culturellement.
    Commençons par la première raison : l’incapacité ou le refus de connaître son adversaire. Disons-le tout de suite, il s’agit encore plus d’un refus que d’une incapacité. Et nous verrons plus loin que ce refus peut être logiquement et entièrement prédit par la seconde raison (qui est donc en fait la première, chronologiquement et causalement parlant) : son incapacité ou son refus de se connaître soi-même. Ne pas connaître son adversaire peut avoir deux conséquences opposées : soit vous le sous-estimez soit vous le surestimez. Dans les deux cas, vous donnez à votre adversaire un avantage considérable. Mais dans le cas qui nous occupe, il s’agit évidemment d’une sous-estimation systématique. La Russie était présentée par l’Empire comme faible militairement, économiquement, socialement et culturellement. À l’en croire, la Russie était si faible militairement qu’une petite poussée d’un seul de leur État, le cinquante-deuxième en l’occurrence, cet État disparu corps et biens qu’on appelait l’Ukraine, pouvait suffire à le briser en deux, en quatre, en huit, en seize et de préférence en trente-deux. Si faible économiquement que l’Empire la surnommait « cette station-service déguisée en nation ». Si fragile socialement que la moindre pression suffirait à provoquer un changement de gouvernement, sous-entendu pour un gouvernement plus favorable à l’Empire, que le moindre vent contraire suffirait à le décapiter. Si faible culturellement que la nation russe était référée dans tous leurs films (les Américains ne lisaient pas de textes contenant plus de trois cent signes) comme le pays des Barbares, ce qui aurait pourtant dû leur rappeler le destin romain. Si vous ne connaissez pas votre adversaire, barbare ou pas, vous ne connaissez pas les forces que vous vous apprêtez à combattre. Vous ne pouvez donc ajuster correctement les vôtres. Pire que ça, ne pas connaître son adversaire, c’est la certitude de ne pas s’être préparé convenablement. Quand l’Empire a exécuté son mouvement final qui a déclenché la guerre, c’était déjà trop tard : il n’était prêt ni militairement, ni industriellement, ni même oserons-nous, socialement. Quand il s’est rendu compte de son erreur, il ne pouvait plus rattraper le retard accumulé, on ne remet pas en branle une industrie en quelques mois ou quelques années. Quand la guerre a commencé, la puissance industrielle de la Russie, du moins sur le plan militaire, était déjà deux fois celle de l’Empire au complet, à savoir les USA et ses lamentables acolytes, et l’écart n’a plus cessé de croître.
    Tout à l’inverse, la Russie était prête, bien qu’elle n’ait sûrement pas voulu cette guerre. Pourquoi ? Parce que contrairement à l’Empire, elle n’ignorait rien de son adversaire, l’avait longuement étudié, pratiqué, à tel point qu’elle avait cru un jour pouvoir faire partie de l’Empire! Depuis des années, comprenant que tout rêve de paix et de concorde générale était accueilli par l’Empire avec un grand NO quand ce n’était pas un ricanement, elle avait conçu, calibré, dimensionné sa force de frappe en fonction des forces de son adversaire prévisible. Elle avait renforcé tous ses secteurs clés en prévision d’une guerre non seulement militaire mais surtout économique : c’est-à-dire son agriculture, son industrie, ses armements spécifiques destinés à contrer la puissance de l’Empire essentiellement aérienne et maritime (l’autre secteur clé, l’énergie, était depuis longtemps acquis, dirons-nous). Elle avait également soigneusement resserré ses liens diplomatiques avec des pays importants et d’une manière générale avec le monde non soumis à l’Empire. À partir de là, et considérant son incapacité à s’adapter à son adversaire, sa sous-estimation grotesque des forces adverses, nous émettons avec une confiance non polluée par le doute cette affirmation audacieuse mais raisonnable, que lorsque l’Empire a poussé son fou ukrainien à attaquer le premier pion russe, c’est-à-dire avant même que la guerre ne commence, la partie était déjà perdue pour lui.
    Et maintenant nous en venons à la seconde cause de l’éviction de l’Empire, qui est donc en réalité, causalement et chronologiquement, la cause première : la méconnaissance de soi-même. L’Empire ne se connaissait pas et ne pouvait donc se remettre en question. C’était une civilisation presque entièrement tournée vers l’illusion et l’auto-illusionnement, la perpétuelle magnification de soi. Un de ses surnoms mérités est d’ailleurs Le Grand Illusionniste. L’Empire est devenu au cours des décennies, avant toute chose, une machine à propagande d’une puissance inégalée, superbe certes et d’une efficacité incontestable. Le problème est que cette propagande a fort bien marché avant tout… sur lui-même. L’Empire a fini par croire à ses mensonges. Il a cru pouvoir s’abstraire des règles communes, il a cru pouvoir se passer de toutes règles en vérité. Il a fini par croire en sa supériorité intrinsèque, non seulement sur le plan de la puissance brute dirons-nous, mais aussi et surtout sur le plan moral (et là c’est une maladie plus grave).
    Arrivé à son stade terminal, l’Empire était devenu incapable de voir l’évidence, l’éléphant au milieu du couloir, tellement sa propre propagande s’interposait continuellement entre la réalité et ses yeux, lui montrant à la place une fantaisie de son choix, rose, fraîche et blonde. Il est typique que le génocide commis par son cinquante et unième État — un État disparu du nom d’Israël — envers les Palestiniens devant les yeux effarés du monde entier, c’est-à-dire le monde entier moins l’Empire, ne l’a nullement empêché de se sentir juste, bon et vertueux. La déliquescence, la pourriture, la métastase cancéreuse étaient partout, répandant leur odeur nauséabonde dans tout l’Empire, évidente pour tout le monde sauf le malade.
    L’autodestruction de l’empire a été un immense soulagement pour le reste du monde, qui contenait la grande majorité de l’humanité. Il n’y a pas eu besoin de guerre cette fois, de barbares féroces venus de l’Est. La sclérose est devenue telle, la pourriture a atteint un point tel que l’Empire s’est désagrégé de lui-même, comme une momie restée trop longtemps au jour, progressivement, inéluctablement, dans l’isolement et l’indifférence générale.
   Si nous étions moins impartial, nous dirions que c’est bien mérité. Mais il est tout à fait possible, croyons-nous, que certains membres de l’Empire se voient encore aujourd’hui comme les maîtres des terres et des cieux, un peu comme ce vieux pape dont nous avons oublié le nom, rôdant dans les ruines du Vatican, fou, solitaire et moribond, parlant aux choucas et aux pierres comme s’il prêchait devant des millions de fidèles.

Pour commémorer le centenaire de la libération du Donbass, le 24 février 2124.

samedi 23 septembre 2023

Une Histoire du Grand Empire Américain (1945-2023), première partie : La Fin des Illusions



Vous aurez noté que la date affichée ci-dessus est évidemment fausse, considérez-la comme un hommage rendu pour le centenaire de la fin du Grand Empire Américain. En somme, il vous est demandé, vous, bienheureux citoyens du vingt-deuxième siècle que ces marées de sang ne viennent plus lécher les genoux, de vous imaginer revenus en ce premier jour d’automne astronomique de l’année 2023, que nous, historiens, considérons généralement comme un de ces tournants de l’Histoire, au même titre que la victoire à Stalingrad au milieu de l’hiver 1942-43 marque de fait la fin inéluctable du Troisième Reich, même si celui-ci a perduré quelque peu dans son élan dévastateur, devenu essentiellement un instinct de mort, une course toujours accélérée vers l’abîme.
Nous avons choisi de commencer notre essai par le meilleur morceau et donc par la fin. La dernière partie de notre grand livre (qui en comptera trois) aurait pu être sous-titrée Mensonges et Amnésie ou encore La Fin des Illusions. Mais tout compte fait, nous avons préféré celui-là…

Partie I : Une Civilisation de l’Infantilisme

Rien ne symbolise mieux la déchéance du Grand Empire Américain que sa défaite lors de la tristement célèbre guerre d’Ukraine (2022-2024). Tout le monde se souvient bien sûr que cette guerre a opposé militairement L’Empire et ses innombrables vassaux (dont l’Ukraine) à la seule Russie et que c’est bien pourtant cette dernière qui, contre toute attente, du moins du côté de l’Empire, a triomphé (le terme n’est vraiment pas excessif) non seulement sur le plan militaire, ce qui est un fait difficilement contestable maintenant, mais même économiquement. On peut arguer avec justesse que la victoire écrasante de la Russie n’aurait pu être obtenue sans le concours plus ou moins discret, jamais officiel, de la puissance industrielle chinoise qui a pallié la plupart des déficits dus aux sanctions économiques tout terrain prises par l’Empire, dont la liste ressemble à un inventaire de Prévert, visant la Russie. Un acteur mineur comme la Corée du Nord est aussi généralement cité comme allié de la Russie, de par son industrie militaire surdéveloppée, mais cette aide appréciable est arrivée alors que l’affaire était déjà largement pliée, dirons-nous. D’autres pays, tel que l’Iran, l’Inde ont eu un rôle accessoire quoique non entièrement négligeable dans cette capacité de résilience de la Russie à résister aux assauts incessants de l’Empire. Mais au final, sur le terrain, c’est bien et comme toujours la Russie seule qui a affronté et vaincu l’ennemi juré, cette fois l’hydre à cinq têtes et ses peu glorieux acolytes. Pour mieux mesurer l’importance de ce succès, dressons la liste des principales nations qui composaient l’Empire :

- USA, hébergeant autrefois le siège de l’Empire (appelés maintenant Le Nouveau Mexique, « Nuevo Mexico » dans la langue du cru, à ne pas confondre avec l’ancien État du même nom)
- Royaume-Uni (autrement appelé le Bull-Dog ; très hargneux, aboie très fort mais caché derrière son maître)
- Australie (autrement appelée le Grand Pays des Morloks – c’est normal, ils vivent en dessous de la Terre, juste sous nos pieds)
- Nouvelle-Zélande (autrement appelée le Petit Pays des Morloks pour la même raison)
- Canada (autrement appelé la Belgique de l’Amérique, disparu, tout comme la Belgique d’ailleurs)
- Allemagne (autrement appelée l’Âne Triplement Bâté, disparue)
- France (autrement appelée le Coq-Girouette, la Petite Gaule, voire pour les gens grossiers la Petite Bite, disparue corps et bien dans le grand réchauffement climatique tout comme sa voisine d’en face de la Manche, si on peut dire puisque la mer aussi a disparu)
- Pologne (autrement appelée la Hyène du Nord)
- L’Ukraine (autrefois appelée Le Viendard Fou, disparue, ou plutôt mangée par plus d’une gueule : juste retour des choses)
- Danemark, Finlande et Norvège (indistingables, autrement appelées les Petites Sirènes dans la Brume)
- Lithuanie, Estonie et Lettonie (indistingables, autrement appelées les Trois Nains de la Baltique)
- Moldavie (un des secrets les mieux gardés d’Europe, aussi appelée « ce pays que personne ne sait indiquer sur une carte »)
- Italie (autrement appelée La Botte : à quoi peut servir une seule botte ? Éclatée maintenant en diverses républiques ou principautés sans aucune importance)
- Grèce (autrement appelée Hélène – c’est dire la confiance qu’on peut lui accorder)
- Espagne (autrefois appelée la Grande Ibère, dorénavant la Grande Gallice, bien qu’elle ne soit pas vraiment grande)
- Portugal (autrement appelée la Petite Ibère)
- Japon (autrement appelée la Geisha Masochiste)
- Corée du Sud (appelée maintenant l’Autre Corée)
- Israël (colonie fondée et habitée par le peuple du Livre, sous l’influence d’une forme d’idolâtrie particulièrement perverse et tenace où l’on prend la chose imparfaite par nature, des écritures, pour la perfection divine*).

Quel leg nous a laissé le Grand Empire Américain dans sa soif de conquêtes ? En ce vingt-deuxième siècle, que peut-on toucher encore de notre main de cette civilisation disparue ? Quels fruits manifestes peuplent encore nos rues et campagnes ?
Eh bien, singularité unique dans l’histoire de l’humanité, il n’en reste pratiquement rien de concret. Même le légendaire Ozymandias a laissé au moins quelques ruines, quelques grands tas de décombres propres à inspirer de sombres rêves. Les Romains ont semé leurs conquêtes de routes, de ponts et d’aqueducs, toutes choses bien utiles pour les populations locales, les Européens ont bâti des châteaux, des cathédrales, des palais, des villas partout où ils sont passés, qui émerveillent toujours les promeneurs et touristes, les Arabes ont laissé des jardins féeriques et des mosquées, les Chinois d’aujourd’hui nous construisent ports et réseaux de transport, tout ce qui est vital pour notre commerce (et le leur) ainsi que des centres hospitaliers (de par leur prédisposition à accueillir toutes les épidémies, ils sont devenus très forts dans ce domaine), les Russes nous électrifient ou nous envoient dans l’espace. Mais des œuvres du Grand Empire Américain, il n’en est pas resté pierre sur pierre, un siècle plus tard.
On peut dire qu’il aura été l’illusionniste par excellence, le grand magicien. Tous ses beaux cadeaux, tous ses joujoux se sont révélés de sable ou de verre coloré. Habile entre tous à disposer des décors de carton peint, l’Empire n’aura jamais œuvré dans le solide et le durable. En effet, son seul leg mémorable est essentiellement virtuel, des suites de 1 et de 0 dans une banque de données, des tonnes de rouleaux de pellicules inutilisables.
Cela n’a rien d’étonnant. Le Grand Empire Américain aura travaillé principalement à son auto-promotion, sa propre glorification, sa propre légende mensongère, tel le Grand Satan comme l’ont surnommé quelques-uns. Les fumées, les trompe l’œil, les artifices en tout genre, les lumières et miroirs flatteurs étaient sa véritable spécialité. Mais rien de tout cela n’est fait pour durer. Pire que cela, le mensonge cultivé à ce point, quand il finit par imbiber chaque pore de votre société, votre histoire, votre science, votre géographie même (car le monde en dehors de l’Empire étaient pour ses habitants Terra Incognita) finit de détruire tout ce qui pourrait subsister de positif dans votre héritage : plus personne ne peut croire maintenant que Armstrong et ses collègues ont marché sur la lune ? Sûr qu’ils n’ont pas dépassé les studios d’Hollywood, pense-t-on à tort ou à raison. C’est le châtiment bien mérité des menteurs que même leurs (rares) bonnes actions, que leurs (rares) hauts faits ne sont pas crus.
Le mensonge était un des traits distinctifs de cette civilisation.
Le second était son mépris ou son ignorance remarquable de la vie humaine, toute vie humaine qui ne portait pas l’estampille US. Faire la liste des coups d’Etat, des guerres, des invasions que l’Empire a instillés, payés, exécutés entre 1945 et 2023 donne le vertige, sans compter le génocide précédent des indigènes de leur propre pays, ses premiers habitants. Et toutes ces interventions, sous le drapeau de la démocratie et de la vertu, sans exception se sont achevées par le chaos le plus complet pour le pays subissant cette invasion de démocratie et de vertu. Autrefois, les grandes civilisations faisaient aussi la guerre et semaient souvent mort et destruction mais ne prétendaient pas vous apporter « liberté et démocratie ». Elles ne voulaient pas faire votre bien, elles se contentaient de vous voler et de vous tuer parfois, si vous n’étiez pas d’accord avec leur point de vue. Mais comme on dit, il n’y a pas pire que celui qui sait mieux que vous quel est votre bien ! Celui-ci ne s’arrête jamais.
Le troisième est une incroyable surestimation de soi, la certitude d’être bon et vertueux, ce qui semble parfaitement contradictoire avec les points 1 et 2. Eh bien non, car la première victime du mensonge est son auteur. Certains parlent de ce curieux état d’esprit comme de l’exceptionnalisme. Mais restons simple et appelons-le syndrome du peuple élu. Comment ce terrible syndrome est passé du peuple juif, on ne peut plus homogène, à ce peuple on ne peut plus mêlé, est un des mystères qu’il reste à élucider. Leur alibi est en tout cas le même : nous ne pouvons être mauvais, quoique nous fassions (et il est vrai que nous faisons d’horribles choses mais pour le plus grand bien de Dieu ou de l’humanité) puisque nous sommes les choisis, les élus de Dieu : c’est marqué dans le Livre.
C’est cela l’infantilisme. Continuer de croire quand vous en avez dépassé l’âge depuis longtemps que vous êtes spécial, que vous êtes à jamais l’enfant chéri, le fils préféré de sa maman ou de son papa. Continuer de croire que vous êtes au centre du monde, toujours et tout le temps.
Et chaque année depuis près d’un siècle, les peuples de la Terre fêtent votre disparition en dansant sur vos tombes.
Moi-même, je la fête aujourd’hui en ce jour de centenaire, le 23 septembre 2123.


*Voir à ce sujet un article précédent.
Article sur le même sujet, mais sérieux: ici.

dimanche 23 avril 2023

Des nouvelles du front ukrainien

 https://youtu.be/Crc88iYn1mM


Voilà qui est résumé avec brio sinon avec tact.
Notez le plaisir avec lequel le maître du jeu joue de sa marionnette après avoir constaté son manque de zèle et s'en sert comme d'un marteau contre la cible. Maintenant imaginez une grosse enclume à la place du coussin rembourré et une masse d'arme pleine de pointes à la place du ballon et vous aurez une juste idée de ce qu'est le "front" ukrainien après plus d'un an de guerre. Bien sûr, la marionnette est consentante dans ce cas comme dans l'autre. Pensez donc au flot d'argent incessant qu'il faut pour entretenir une flamme aussi perverse. Il vient aussi de vos poches, spectateurs.


samedi 29 octobre 2022

La seule biographie autorisée de Jean Levant : sa pierre tombale

 Suite à la triste nouvelle du décès de Jean Levant et la floraison de biographies plus fantaisistes les unes que les autres qui apparaissent de ci de là, nous nous faisons un devoir de rétablir les faits bruts et banals, tâche pour laquelle nous sommes uniquement habilités, ceci dû à notre longue fréquentation du défunt (et qui peut en dire autant?). En cette époque de mensonge omniprésent et pour ainsi dire institutionnalisé, dans cet immense château de sable qu'est devenue notre société, nous nous sentons en effet obligés d'apporter notre modeste pierre à l'édifice.

Jean Levant est né dès le premier jour du beau mois d'avril 1901, d'un père et d'une mère, aux Bottereaux, tout près de la ville d'Ouzouère en Gâtine, elle-même sise non loin de la ville de Montargis, elle-même à proximité de la ville d'Orléans qui se trouve à seulement cent cinquante kilomètres de Paris: on peut donc dire que Jean Levant était un presque Parisien. Nous recommandons d'ailleurs pour nos amis de la capitale ce tout petit déplacement vers Ouzouère où en plus de visiter la maison familiale en pierre de taille et frise en brique multicolore, l'église et son coq girouette en fer forgé artisanal, ils pourront admirer la statue en aluminium argentée du plus célèbre de ses concitoyens, sculpté par le grand Marcel Sandor lui-même, à partir de boîtes de conserve recyclées. J'attire l'attention sur le fait que cette oeuvre a été réalisée au début des années soixante, saisissant son sujet à midi tapante, dans toute la force de l'âge, démontrant à quel point les deux génies étaient en avance sur leur époque (car qui d'autre aurait eu alors l'idée de trier ses conserves?); on notera aussi que Jean Levant y est représenté avec son célèbre béret qui lui venait de sa chère tante Léonie, qui était Basque du côté maternel. 

Dès son enfance, le petit Jean a fait l'admiration de tous par ses dons en arithmétique. A l'âge de sept ans, il composait déjà de grands livres, celui par exemple établissant le bilan financier du ménage des Levant en l'an 1908, qui fut suivi par les budgets anticipés des années 1909 à 1913, un vrai plan quinquennal, qui s'avèrent après examen d'une précision et d'une préscience admirables si l'on considère l'âge de son auteur. Hélas, la guerre interrompit ces premiers essais très prometteurs. La grande passion de sa vie fut toujours les bons comptes et les statistiques. Quand Jean allait en voyage, du côté de chez sa tante Léonie, à Mimizon-les-pins, il ne manquait pas de faire un compte détaillé des automobiles qu'il croisait (encore rares à cette époque), notant leur marque, leur nationalité, leur nombre de feux avant et leur numéro de plaque, toutes données dont il se chargeait ensuite de tirer la substantifique moelle durant ses vacances en plus de ses devoirs scolaires. A la plage de Mimizon, bercé par la senteur balsamique des pins et le vent du large, il prit l'habitude poursuivie toute sa vie de compter les baigneuses en les distinguant par la couleur et la forme de leur bonnet ou de de leur maillot de bain, d'abord une pièce, puis deux puis à nouveau une puis une demie. C'est grâce à de tels ouvrages statistiques qu'il fût d'ailleurs embauché plus tard par Louis Réard qui lançait alors la mode des bikinis.

La mémoire de Jean Levant était fantastique. C'est certainement grâce à une particularité précieuse de son cerveau qui mariait automatiquement à chaque chiffre une couleur du spectre qu'il pouvait se rémémorer avec la plus grande exactitude autant de nombres. Sa mémoire était la plus rangée qui soit. Sa passion du chiffre juste n'avait qu'une égale, celle du chiffre rond. Il aimait dire qu'il était impossible pour lui d'imaginer un plus grand plaisir que de réaliser un bilan de comptes et de trouver après de longs et savants calculs tout en bas de son livre l'alignement de chiffres les plus parfaits et les plus ronds qui soient, une suite infinie de zéros. Naturellement , la carrière de comptable était un chemin tout tracé. Il commença très jeune dans l'épicerie familiale comme aide-comptable, puis devint comptable en titre, puis chef comptable puis expert comptable puis Grand Maître Comptable et termina sa carrière comme Professeur Extraordinaire à l'université de Giens, où il dispensait ses lumières il y a encore quelques mois. Durant toute sa carrière, il collectionna les prix et les honneurs académiques, à tel point qu'il serait rapidement fastidieux d'en faire ici la liste. En vérité, comme l'a très justement qualifié dans un de ses rares et authentiques éclairs de génie son contemporain Pablo Picasso, "Jean Levant est le grand compteur de notre siècle".

Le goût des livres lui vint en même temps que le goût des chiffres. La vérité, selon ses propres mots, est qu'il n'a jamais bien distingué les deux concepts, les lettres lui ayant toujours paru des chiffres d'un autre genre, des codes que l'on pouvait (et devait) déchiffrer. Le déchiffrage des livres les plus abscons, comme la Kabbale ou les Prophéties de Nostredame, étaient ainsi pour lui des jeux d'enfant. Mais sa lecture préférée était le rapport annuel de la Cour des Comptes suivi de près (ou plutôt précédé, chronologiquement parlant) par la prévision budgétaire annuelle du ministère des finances qui était une source d'amusement sans fin pour ce fin limier de la fausse comptabilité. Ses propres oeuvres, outre évidemment ses budgets et bilans annuels personnels (lecture d'un intérêt considérable tant y est finement détaillé le moindre achat, la moindre rentrée, qui lui fit dire qu'il n'y a pas de livre plus éclairant sur la vie et la personalité d'un auteur que son grand livre de compte) comptent plusieurs recueils de contes édifiants, un roman inspiré de La Fortune de Gaspard, mais pour adultes, un long essai intitulé "De la Comptabilité Publique et Privée"et même un recueil de poésies de jeunesse, "Sonnets Sonnants et Trébuchants" où l'on peut lire le célèbre sonnet trébuchant (car il manque des pieds) "Ah si j'avais quatre cent mille francs!"

Ah si j'avais quatre cent mille francs!

(C'est l'affaire de deux ou trois romans,

Bons ou mauvais mais au moins dans le vent)

Et la médecine me soutenant,

Voici donc en gros quel serait mon plan:

Plaçons vite sur un compte courant

Du tout, trois huitièmes exactement;

Avec ceci, en économisant,

Je verrai sans peine à tenir dix ans. 

Choisissons par ailleurs pour le restant

Un dépôt au plus juteux rendement

 Qui doit être de cinq petits pour cent,

J'aurai alors au bout de ces dix ans

Devinez quoi? Quatre cent mille francs!

Ainsi donc du perpétuel mouvement

Je tire l'impeccable enseignement:

Si ayant cette somme avant longtemps

Et la science allant toujours à pas de géant

Je vais faire, après rajeunissements,

De ces vers, jusqu'en l'an deux mille cent!

Remarquons que la prophétie outrageusement optimiste du ver final, qui plus est si l'on sait qu'elle a été faite au tout début des années 20 (celles du siècle dernier, pas le nôtre) n'était finalement pas si loin du compte. Il n'est donc absolument pas surprenant, contrairement à certaines allégations dépourvues de tout fondement qui insinuent qu'il n'aurait été qu'un prête-nom pour quelque personnage sulfureux jamais nommé en quête d'honorabilité sur le tard, il n'est pas surprenant disions-nous avant de reprendre notre souffle, que Jean Levant en ce début de vingt-et-unième siècle ait choisi de cofonder avec nous-mêmes les éditions Setting Sun, ce vrai service rendu aux auteurs de (bons) contes.

Comme faits notables marquant la vie de Jean Levant, on n'oubliera pas aussi de souligner sa participation à la Grande Guerre, non pas en tant que mobilisé d'office (il était trop jeune d'un an à la fin de la guerre) mais comme volontaire dans le corps de l'intendance. Car comme disait Napoléon, "bien peu vaut le plus grand maréchal sans son intendant", "le soldat ne marche qu'au son tintinabulant de la cuisine ambulante" et "la victoire se joue à l'intendance, pas à l'Etat-Major". Ses mois passés à l'armée resteront pour lui parmi les plus doux de sa vie, les plus enrichissants, les plus mémorables. Ce haut fait lui a valu en 2018 de devenir officiellement le dernier combattant de la Grande Guerre encore en vie et incidemment un des doyens de l'humanité.  De façon plus anecdotique, Jean Levant est également à créditer pour l'amélioration du jeu télévisé "Les Chiffres et les Lettres". Ayant en effet participé une fois à ce jeu, et perdu, il fit remarquer à la production que le fondement du jeu était lourdement erroné puique les lettres permettaient de gagner neuf points et les chiffres seulement six, sans compter qu'il y avait deux fois plus de tirages de lettres que de chiffres. Ce fut sa plainte amère qui occasionna trente ans plus tard la révision complète de ce jeu (autrefois) si populaire.

Enfin, nous devons toucher un mot de sa longévité exceptionnelle. Souvent, ces dernières années, on lui posait la question pour connaître son secret : avait-il trouvé une formule de jouvence dans les livres d'alchimie? suivait-il un régime alimentaire particulier? buvait-il de l'huile d'olive et du vin? se baignait-il dans le lait d'ânesse ou le sang de vierges (question purement rhétorique bien sûr)? était-il un adepte des nouvelles (ou anciennes) médecines douces? A toutes ces questions, il ne faisait que rire et répondait : "Mon unique secret, si j'en ai un, est d'avoir toujours eu un bilan à l'équilibre, la marque du bon compte; car un bon compte se reconnaît à ce qu'il ne reste à la fin, une fois que vous avez fini d'additionner de soustraire et de diviser, un seul chiffre, le zéro".

R.I.P. Jean, avril 1901 - octobre 2022 : "Naître au printemps. mourrir en automne, Tel fut le destin banal de notre homme" (extrait de Prophéties et autres Bagatelles, choisi pour épitaphe de sa pierre tombale).

Rédigé à trois mains le 29 octobre 2022 par Norbert Braün, Christine Vermoren et Haï Tongchak


Article en lien avec celui-ci : là.


samedi 11 juin 2022

USA, Europe, France : bientôt le meilleur des mondes (discours de notre bien-aimé Président du club des Homocidaires)

Certains parmi vous, chers Frères, pourraient croire que nous faisons de l’ironie avec ce titre aux perspectives grandioses. C’est bien mal nous connaître. Nous sommes au contraire d’un sérieux confinant à la sévérité, que dis-je, à la gravité. Nous n’aimons pas les plaisantins. Nous répugnons franchement à la légèreté qui prétend — faussement — à l’esprit. À l’altitude où nous évoluons, l’ironie, encore moins la plaisanterie, n’a sa place. L’humour est la marque de l’imperfection, de la faiblesse. Et bien que nous soyons déjà fort, nous cherchons encore la perfection. Si nous avions voulu être ironique, ce qui nous arrive dans nos (rares) accès de faiblesse, nous aurions sous-titré ce discours "entre Charybde et Scylla", ou mieux, "entre la peste et le choléra". "Entre Charybde et Scylla" est bon, certes, je ne vous le fais pas dire, mais trop poétique pour notre époque ; "entre le marteau et l’enclume" est déjà mieux sans être excellent, "entre peste et choléra" est juste parfait de par son caractère hygiénique et ses références évidentes à l’actualité, tout à fait moderne donc, et nous l’aurions privilégié. Mais de toute façon, cette digression n’a aucun sens puisqu’il n’est absolument pas dans notre intention d’annoncer à nos très chers confrères Homocidaires un avenir sombre mais au contraire le plus ensoleillé qui soit. Le meilleur des mondes dont nous parlons est à prendre non pas au sens de Huxley, satiriste laborieux et piètre romancier, ou de son traducteur, mais au sens propre, un monde qui suit nos préceptes Homocidaires, il va sans dire (pour les étourdis qui n’auraient pas encore étudié notre manifeste où sont promptement synthétisés les préceptes hygiéniques et moraux du nouvel Homocidaire en vingt-huit volumes, nous nous permettons de les renvoyer ici).

Non, ce que nous annonçons là est véritablement le grand changement que nous attendons tous, cet avenir radieux pour les élus, toujours rares, les petites fleurs et nos amis les loups, précisément dans la partie du monde indiquée plus haut.

Oui, vous avez bien lu, nous nous lançons dorénavant dans le grand style, dans la prédiction, l’oracle, et, n’ayons pas peur des mots, la prophétie zarathoustréenne.

Nous ne vous dirons pas quel événement se produira ici ou là, le 17 mars 2023 à 12 h 57, ou le 24 juillet 2024 à 5 h 09 car nous sommes bien au-dessus de tels minutiae, mais nous vous annoncerons les événement principaux à venir dans le bon ordre et dans leur exactitude.

Nous ne sommes certainement pas Cassandre car contrairement à elle, nous ne prédisons que des bonnes choses pour notre pays, et les seules nouvelles que nous annonçons sont empreintes de la joie la plus élevée, celle de l’élu passé au crible de la grande tribulation, contemplant le paradis depuis sa cabane dans les cimes verdoyantes et inviolées, ni plus ni moins.

Et nous sommes ravis de prédire que les USA, cette immense nation, et l’Europe, dont la grandeur temporelle compense pour le moins sa petitesse spatiale, sont maintenant vertueusement engagées dans la voie du meilleur des mondes, l’Homocide intégral et sans retour. Il n’est en effet plus de retour possible, tous les ponts sont brûlés derrière nous, la victoire devant nous est certaine.

Commençons toutefois par notre raisonnement à partir des faits, puis nous ferons nos prédictions.

Notre raisonnement est le suivant. Les USA, l’Europe, au bord d’une crise économique majeure, sont devant une alternative dont les deux termes nous semblent également exaltant, mais il en est pourtant un supérieur à l’autre, comme nous allons voir tout de suite. La première solution à cette alternative est de remonter fortement les taux d’intérêt pour diminuer l’inflation et favoriser ainsi ceux qui n’ont rien ou pas grand-chose, au dépend de ceux qui ont beaucoup d’actifs (maisons, hôtels, bateaux, actions, obligations, etc.) puisque la remontée des taux fait diminuer la valeur réelle de tous ces biens. La seconde possibilité est de ne pas les remonter, comme dirait Monsieur de La Palisse, de remettre la machine à imprimer des billets en route et même de mettre la barre sur full speed (elle ne s’est jamais vraiment arrêtée mais des rumeurs incessantes nous signalent que certains agents séditieux, probablement russes, voudraient la freiner, voire l’arrêter, comme dans "When The Machine Stops" de Forster, un bon livre s’il avait été écrit selon le point de vue qui convient, qui est le nôtre) et de favoriser ainsi la classe la plus riche de la société, celle qui est généralement la plus enthousiaste pour se rendre aux urnes et qui, de plus et surtout, fait de généreuses donations à nos politiciens qui ont toutes ces excellentes idées. Pourquoi la seconde solution est bien meilleure, outre le fait qu’on n’a jamais vu des politiciens dans nos belles démocraties qui ne soient pas soucieux de leurs chers électeurs, est à cause de ceci : cette option fera flamber les prix, tous les prix, en particulier ceux des matières sataniques, tel le pétrole ou le gaz, la viande et les féculents. Et nous aurons de l’inflation, de la vraie, de l’hyperinflation comme on n’en a pas vu de mémoire d’homme sauf si vous avez vécu vraiment très très longtemps. Et cela est très bien car il y aura des protestations, des émeutes, puis des guerres civiles (les gens aimant rarement se sacrifier de leur plein gré même pour la plus noble des causes) et il y aura beaucoup de morts et donc de grands et beaux cimetières où les petits oiseaux viendront gazouiller joyeusement le jour et même la nuit. Et il y aura beaucoup plus de place pour les petites fleurs et nos amis les loups. Et nous, les Homocidaires agréés, rares élus de ce paradis, pourront nous réjouir pour l’éternité de ce merveilleux spectacle de l’harmonie retrouvée depuis nos cabanes dans les arbres, ou peut-être, depuis nos abris souterrains plus ou moins blindés. Ceci est ma première prédiction.

Et voici la seconde vision. Par la faute de nombreux mauvais esprits restant dans ce pays, les USA, je vois que malheureusement, là-bas, le meilleur des mondes sera quelque peu différé. Je pronostique en effet de longues et pénibles discussions, et même quelques bousculades assez serrées entre les partisans de la solution numéro 1 et la numéro 2, avant que cette dernière, bien entendu, ne finisse par l’emporter. Par bonheur, nous Européens, sommes beaucoup plus sages, beaucoup plus intelligents, et nous avons compris où est notre plus grand bien. Il est déjà évident que nous montrons un zèle plus vif que les Etasuniens dans l’application rigoureuse et rapide des préceptes de l’Homocide, comme le démontrent Sainte Greta et Saint Cretain, il est donc tout naturel que nous soyons les premiers à profiter de ce nouveau paradis sur Terre (et sous terre parfois). En tout, les Européens ont été précurseurs et le resteront donc… jusqu’à la fin : ce n’est pas une mince satisfaction.

Hélas, j’en viens maintenant à la partie la moins agréable de ces prophéties. Car si l’Europe, et avec un temps de retard, les USA (qui ne s’appelleront évidemment plus ainsi puisque, je vous l’annonce en passant, la Californie retournera au Mexique ainsi que les deux autres états du sud-ouest dont j’ai oublié le nom — déjà oublié ! c’est un signe — que l’Illinois, le Michigan et tous les états du Nord-Est s’allieront avec ce qui restera du Canada pour former le Grand Québec Libre (enfin !), et que tous les autres seront à peu près aussi désertiques que l’Alaska, ce qui nous évite la peine de leur chercher un nouveau nom), je dis hélas car il n’en va pas du tout de même pour les barbares de la steppe et de la taïga, je parle des Russes, Tatars, Mongols et autres mongoloïdes. Ces derniers seront précipités dans la plus grande calamité qui soit, la surpopulation, les villes enfumées, les usines mortifères, les marées noires, les autos pétaradantes, les bateaux, les avions, les fusées, tous marchant au pétrole démoniaque que nous leur avons laissé sans regret, et il y aura des ponts et des barrages construits sur chaque rivière, et des bruits de tronçonneuses et de tracteurs monstrueux dans chaque forêt et les gentils animaux ne pourront traverser une route où un sentier forestier sans se faire écraser dix fois.

Et pendant cela, nous, amis des calmes cyprès, nous respirerons l’air pur à pleins poumons en mâchant des pissenlits, en écoutant les petits oiseaux et en hurlant, parfois, comme nos amis les loups…


Les sources informées de cet article satirique, très sérieuses et recommandables, ainsi que de plusieurs articles précédents sont, pour l'essentiel, Jacob Dreizin from the Dreizin report pour l'économie, Alastair Crooke pour la géopolitique (hélas devenu difficile à trouver car son canal habituel, Strategic Culture, a été "cancelled" par le Haut Commissariat Européeen à la propagande) et Andrei Martyanov pour l'aspect martial.
Autre article du club des Homocidaires: ici.